Insomnie et cie

{Bilan à 35 semaines et 5 nuits – ou l’art d’apprendre à lâcher prise à 3hres du matin}

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(Crédit-photo: Gellinger)

Vous l’aurez deviné, je suis en pleine crise d’insomnie. La énième en deux semaines. J’ai tout essayé. J’ai compté les moutons, dans l’ordre, dans le désordre, en leur donnant à chacun des noms… Je sirote chaque soir ma tisane à la camomille, j’essaie d’alléger mon alimentation (dans le sens de choisir les aliments les plus digestes possible), je fais du yoga, on a décidé de me payer des séances de massothérapie, je prends des bains pour me détendre… Rien n’y fait, du moins la plupart du temps.

J’ai donc pris l’habitude de me lever en pleine nuit pour m’installer à la table à manger pour écrire, planifier, compter et…paniquer.

La date de tombée de cette petite merveille arrive à grand pas, et j’avoue que je ne me sens pas tout à fait prête. Physiquement parlant,  je sais que je saurai supporter. Je deviens une femme de fer quand vient le temps d’endurer la moindre douleur. Il s’agit plutôt d’une question temporelle. Disons que je n’ai pas encore intégré la routine  »maman d’un nouveau-né » à mon horaire, pour être plus précise… Pourtant, il ne reste pas grand chose à préparer, je suis bien entourée, je ne crains pas de manquer d’aide et la petite recevra plus d’amour qu’il ne lui en faudra dès qu’elle aboutira dans le merveilleux monde des humains.

Mais alors, pourquoi tout ce tapage nocturne entre mes deux tympans? Un élan de créativité qui veut à tout prix sortir là, maintenant? Peut-être. Quoi qu’il en soit, une petite voix me dit qu’à ce stade-ci, seules deux options s’offrent à moi:

  1. Soit je laisse mes craintes et mes angoisses prendre le dessus sur moi et ainsi nuire à ma qualité de vie d’ici la naissance de la petite (mais quelle mauvaise idée celle-là!);
  2. Soit je choisis de lâcher prise et d’accepter que je ne pourrai pas avoir le contrôle sur tout, pas cette fois, et me dire que tout sera parfaitement imparfait, comme d’habitude, et que comme à chaque étape de ma vie, je passerai à travers sans trop d’anicroches (voilà qui est sage).

L’écrire c’est me répondre: je choisis d’emblée la seconde option, sans y réfléchir, ou presque.

Sur ce, je vais tenter d’aller me glisser entre les bras de Morphée pour le peu d’heures qu’il reste à la nuit.

Namasté!

Marie-Ève

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